CENTRE TECHNIQUE MUNICIPAL

URBANISME – IMPLANTATIONS

  • L’avenue de Saint-Disdille est une avenue très passante qui conduit à la plage de Saint-Disdille, aux infrastructures sportives (terrain de foot et tennis), au camping, à la marina de port Ripaille et à la zone protégée du delta de la Dranse.
  • Les bâtiments et les aménagements réalisés le long de cette avenue assurent l’interface et la transition entre le secteur dédié au tourisme et aux loisirs à l’Ouest, et la zone d’activité à l’Est.

Notre parcelle, comprise entre l’Avenue de Saint-Disdille et la rue de Champerges, se trouve précisément dans cette situation.

  • Nous avons organisé notre plan masse en fonction d’un principe de transition progressive.

C’est ainsi que le bâtiment administratif est implanté en front de rue, les bâtiments techniques en deuxième rideau et les installations et aménagements de surface à ciel ouvert en contact avec la zone d’activité.

  • La parcelle a une forme orthogonale sur ses limites Nord, Sud et Est le long de la rue de Champerges.

Elle a en revanche une forme trapézoïdale le long de l’avenue de Saint Disdille dont la direction vient couper de biais les limites Nord et Sud.

  • Nous avons recherché une implantation et une forme qui réalisent l’articulation entre ces deux directions.

C’est ainsi que nous avons retenu un bâtiment en forme de « A » dont une jambe est parallèle à l’avenue de Saint Disdille et l’autre inscrite dans la trame orthogonale du fond de parcelle.

  • Le plan masse montre que cette forme s’inscrit idéalement dans le parcellaire existant en prolongeant l’alignement du bâti sur l’avenue de Saint-Disdille et en venant refermer la trame des bâtiments résidentiels situés au Sud.

 

Architecture

  • Malgré des fonctions distinctes, nous avons recherché une unité de traitement des bâtiments au travers d’une architecture rationnelle et maitrisée avec toutefois un traitement singulier du bâtiment principal.
  • Pour les bâtiments techniques nous avons fait le choix de deux bâtiments très simples, de forme orthogonale, d’une largeur de 30 m, entièrement réalisés en structure bois avec une couverture supportée par des portiques tridimensionnels assurant le franchissement de la portée sans appui intermédiaire.
  • Grace à cela, les cloisonnements intérieurs peuvent être déplacés en fonction des besoins garantissant une parfaite modularité des locaux dans le temps.
  • L’enveloppe extérieure est constituée en partie basse d’un parement en panneau de fibrociment très résistant type EQUITONE de ETERNIT et en partie supérieure d’une vêture en polycarbonate type DANPALON.
  • Il s’agit d’un choix à la fois esthétique et fonctionnel avec un parement opaque en partie inférieure, particulièrement résistant contre les chocs, et un parement translucide en partie haute formant un bandeau éclairant continu qui diffuse une lumière naturelle homogène à l’ensemble des locaux intérieurs.
  • Un faîtage ventilé en polycarbonate vient compléter l’apport de lumière naturelle tout en assurant une ventilation efficace pour évacuer l’éventuel surplus de chaleur.
  • Un auvent placé au-dessus des portes sectionnelles abrite toutes les entrées pour permettre d’effectuer les chargements ou déchargement à l’abri sans nécessairement faire entrer les véhicules.
  • Pour le bâtiment administratif nous proposons un bâtiment qui affirme son statut d’équipement public en occupant toute la largeur de la parcelle.
  • Ainsi disposé le bâtiment forme un écran vis-à-vis de la partie « technique » du site.
  • Nous avons volontairement limité sa hauteur à un étage sur rez-de-chaussée par souci d’intégration de ce bâtiment dans la plaine du delta de la Dranse.
  • Un bâtiment signal plus haut ne nous semble pas opportun dans cet environnement caractérisé par l’horizontalité des lignes de futaies, des bâtiments existants et de l’élément de paysage structurant majeur tout proche que constitue le mur d’enceinte du domaine de Ripaille.
  • Nous avons préféré une forme et une architecture qui dialoguent avec leur environnement immédiat.
  • C’est ainsi que l’aile implantée en alignement de l’avenue de Saint-Disdille est réalisée en maçonnerie de béton armé brut de décoffrage avec un aspect « rugueux » qui évoque la texture du mur voisin.
  • Le bâtiment sort progressivement de terre dessinant une ligne oblique dynamique qui caractérise le bâtiment laissant apparaitre en second plan la deuxième aile du bâtiment ainsi que l’entrée publique située à l’articulation des deux ailes.

 

Histoire et paysages

  • Le site est chargé d’une histoire ancienne avec la présence du mur d’enceinte du domaine de Ripaille et d’une histoire plus récente avec la présence sur les lieux du service parcs et jardins de la ville de Thonon les Bains.
  • Le mur
  • Le mur du premier plan, dépourvu d’ouverture dans sa première partie, fait directement référence au mur d’enceinte auquel il fait face.
  • Il est d’abord mur de soutènement pour former un coteau sur lequel est planté une vigne en référence au vignoble voisin du château de Ripaille mais également aux anciennes vignes qui couvraient jadis le coteau entre le quai de Ripaille et le chemin de la Fléchère.
  • Il s’interrompt par une faille pour laisser le passage aux piétons et aux cyclistes empruntant les transports en commun et la piste cyclable qui longe la limite Ouest.
  • Après cette faille le mur devient mur de construction pour abriter les premiers locaux de la nouvelle structure tout en poursuivant la ligne oblique qui s’élève vers le ciel.
  • La végétation
  • La vigne est plantée en pleine terre sur le coteau reconstitué en utilisant les déblais issus du chantier.
  • Après la « faille » la végétation se poursuit sur le bâtiment sous l’aspect d’une prairie fleurie qui couvre le plan incliné jusqu’à son sommet.
  • Le pied de façade le long de l’avenue de Saint Disdille est agrémenté de plantes arbustives et de graminées.
  • Le parvis d’entrée est tapissé d’un gazon fleuri rappelant les prairies fleuries qui occupent toujours les champs alentour restés vierges et dans lesquels on peut encore voir paître les vaches.
  • Des pins sylvestres plantés devant l’entrée et à l’intérieur du patio font référence à la plage toute proche de la pinède.
  • Ce projet permet de marier architecture et paysage dans une intime composition directement inspirée de l’histoire et des paysages locaux.
  • Si la végétation est beaucoup moins présente à l’intérieur du site c’est pour privilégier le côté fonctionnel et aussi un peu par manque de place.

Nous avons concentré le traitement paysager sur les limites parcellaires et plus particulièrement le long de la limite Sud en créant un filtre végétal vis-à-vis de la copropriété voisine.

Date:
LIEU

THONON LES BAINS

MAITRE D'OUVRAGE

Mairie de Thonon les Bains

COUT TRAVAUX

11 000 000 €HT

SURFACE

CONCOURS NON LAUREAT

ECONOMISTE

ETUDES DES STRUCTURES

ETUDES DES FLUIDES

ETUDES VRD

BUREAU QEB

PERSPECTIVES