Le site de la salle des fêtes est un site remarquable pour la Commune, à l’interface entre Amphion et Publier. Il forme un belvédère sur la plaine d’Amphion et le Lac, tout en étant en relation avec le village de Publier et son clocher en repère.
C’est en toute logique que ce nouvel espace, fédérateur des citoyens, s’y implante. Le volume a été imaginé comme un rocher sur un promontoire que l’on serait venu sculpter et creuser pour y installer le programme. La volumétrie finale a été dictée par le paysage environnant.
Il se dégage ainsi un grand rampant en façade Nord faisant une parallèle avec la montée de la rue de Belvédère pour aboutir au point culminant de la construction. Le volume se rabat ensuite sur les autres façades pour conserver des échelles adaptées à l’usage. Avec 12 mètres en point haut, cette construction devient un nouveau repère dans le paysage en faisant écho à celui du clocher de l’église en surplomb.
L’utilisation du béton brut à l’extérieur rappelle la roche. Il est sculpté en drapé, en référence à l’usage de la salle de fêtes. La couverture est en métal de teinte similaire avec une ondulation, dans l’idée de réaliser un volume homogène. Seuls les panneaux photovoltaïques ressortent, comme une affirmation technique incontournable de l’époque.
Le volume est ensuite creusé et laisse apparaître un cœur d’aspect bois, plus chaleureux, en opposition à la minéralité des façades. De grandes ouvertures sont créées de manière à renforcer le lien de la salle avec la plaine d’Amphion d’un côté et le village de Publier de l’autre. La zone d’entrée est réalisée avec ce même principe dans l’axe de la promenade d’accès. Les larges murs rideaux sont positionnés dans les parties évidées marquées par des façades d’aspect bois, en léger retrait, pour bénéficier d’avant-toits protecteurs.
Des terrasses extérieures au sol marquent la jonction entre intérieur et extérieur au droit des murs rideaux. Elles sont protégées par un merlon végétal côté sud qui apportera un ombrage et qui affaiblira les potentielles nuisances sonores des rassemblements. Une voie de service pour les livraisons s’étire le long de la façade Nord.
Le programme comprend une petite salle de 100m² faisant office d’accueil de la grande salle, avec un bar et un vestiaire. On passe ensuite à la grande salle de 400m² qui comprend des espaces de rangement, une scène de 70m² avec une arrière scène. On trouve aussi un office de réchauffage suffisamment vaste pour permettre l’accueil de 250 convives en places assises, sans publier les sanitaires en nombre suffisant et directement accessibles depuis le hall d’accès. Les salles ont été conçues pour une polyvalence d’usage : spectacles assis ou debout, repas de gala ou de mariage, anniversaires en comité restreint dans la petite salle, conseils municipaux. Les équipement techniques et scéniques ont été étudiés pour ces usages variés.
L’intérieur du » rocher » reste chaleureux avec des ambiances naturelles laissant une grande place au bois dans la charpente ou pour les murs. L’acoustique est un enjeu important dans ce type de local et a fait l’objet de simulations pour définir les caractéristiques des différentes parois. Le bois est un atout majeur pour une ambiance maîtrisée. Les sols en carrelage renforcent cette atmosphère agréable et naturelle avec un choix rappelant une pierre. On oscille entre des tons sombres pour les soubassements et les espaces annexes et les tons clairs pour le reste. Comme à l’extérieur, il y a une opposition entre le minéral et le naturel.
Le langage général est plutôt angulaire, l’homme a travaillé le rocher pour en faire une salle des fêtes. Dans l’émergence Nord Est se cache une terrasse technique que l’on perçoit à travers des meurtrières. Elle sera mise en valeur par une teinte vive, jaune, en écho à l’école Simone Veil. C’est une manière de renforcer le nouveau repère dans le paysage communal qui deviendra un phare dans la nuit avec l’éclairage décoratif.
Une œuvre artistique nommée « Le Point d’Origine » dédiée à cette salle vient se confronter à la monumentalité du bâtiment. C’est une œuvre minérale en marbre d’Estremoz aux formes rondes, évidée en son centre. Il s’agit d’une sculpture proposant une expérience immersive au spectateur. Il se fera surprendre par le reflet de la lumière et plongera dans la richesse organique des veinages du marbre. Le spectateur pourra toucher l’œuvre et ressentir la sensualité de sa surface poli tel un miroir. Il découvrira ensuite l’interaction de l’œuvre avec l’environnement : la course du soleil, les points de vue et cadrages sur le paysage communal et les focus sur des éléments du bâtiment. Elle sera installée dans une clairière attenante à l’entrée et à la façade principale de la salle des fêtes. La démarche des deux éléments est similaire, assurant une bonne complémentarité.
4 janvier 2026
Publier
Mairie de Publier
827 m²
CIL